Vérifier les indications et les dosages à l'aide d'une autre source d'information.
Pharmacologie et mécanismes
La toxine botulinique, une protéine neurotoxique produite par Clostridium botulinum, possède une capacité de blocage neuromusculaire initialement exploitée pour traiter les muscles hyperactifs (dystonie, spasticité).
Les recherches ont découvert que la toxine botulinique entrave également la libération de neurotransmetteurs et neuropeptides impliqués dans la douleur :
L'effet analgésique se manifeste généralement après plusieurs jours, suggérant des modifications de la fonction neuronale plutôt qu'un simple blocage neuromusculaire. La durée du soulagement peut atteindre plusieurs mois.
Douleurs neuropathiques
En atténuant la libération des médiateurs de la douleur, la toxine botulinique exerce un effet inhibiteur sur la neurotransmission nociceptive, conduisant à une réduction de la douleur neuropathique.
La Toxine Botulinique ne dispose pas d'AMM dans l'indication des douleurs neuropathiques en France. L'utilisation repose sur un consensus d'experts, ce qui peut représenter un frein à son utilisation.
Les propriétés pharmacologiques présentent un profil convaincant pour son inclusion dans les protocoles de traitement de la douleur neuropathique. La base de preuves actuelle, bien que prometteuse, nécessite des recherches complémentaires pour exploiter pleinement son potentiel.
Migraine chronique — BOTOX©
La migraine chronique est définie par la survenue, depuis plus de 3 mois, de plus de 15 jours de céphalées par mois dont 8 jours ayant des caractères migraineux. Dans cette affection grave par son retentissement social et sur la qualité de vie, les ressources thérapeutiques sont limitées.
La toxine botulinique A est approuvée dans de nombreux pays pour traiter la migraine chronique, avec un niveau élevé de preuve.
Place du médicament — Avis HAS 17.11.2021
BOTOX constitue une option en traitement prophylactique chez des patients adultes qui n'ont pas répondu ou sont intolérants aux autres traitements prophylactiques oraux.
Les 31 sites d'injection — © Dr Ph. Rault